Investir et défiscaliser
Prévoyance

 


Mettre un logement nu en location signifie percevoir des loyers à déclarer dans la catégorie des revenus fonciers.


Tout propriétaire d’un bien immobilier loué vide (maison, appartement, garage, parking, terrain...) produisant des revenus directs ou indirects (SCI, SCPI, OPCI,...), est imposable au titre des revenus fonciers.

Régime Micro-Foncier
Il concerne tout bailleur qui déclare 15 000 € maximum de revenus fonciers bruts par an. Le bailleur bénéficie d’une déduction forfaitaire qui s’élève à 30 %. L’administration fiscale se charge d’appliquer cet abattement sur la déclaration de revenus (formulaire de base n°2042). Sont exclus de ce régime les bailleurs qui ont investi dans des régimes de type Scellier, Robien, Borloo…etc.


Régime Réel
Il concerne tout investisseur déclarant plus de 15 000 € de loyers bruts par an (ou étant éligible au Régime du Micro-Foncier mais préférant opter pour le Réel).

  • Les charges réelles sont déductibles des loyers: travaux d’entretien et de réparation, travaux d’amélioration, frais de gestion et d’administration du bien.
  • Les intérêts d’emprunt, les impôts fonciers, les provisions sur charges de copropriété sont également à retrancher du revenu foncier.


Certaines déductions forfaitaires ont été supprimées.
  • En particulier la déduction forfaitaire de droit commun de 14% qui s’appliquait au régime réel.
Déductions forfaitaires maintenues :
  • Besson ancien : 26 %
  • Borloo neuf : 30 %
  • Micro foncier : 30 %




Cette disposition fiscale a définitivement remplacé depuis le 1er Janvier 2010 les dispositifs “Robien Recentré” et “Borloo Populaire”. Il s’agit dorénavant d’une réduction d’impôt en lieu et place d’un abattement sur les revenus.


L’investisseur se doit d’avoir un montant d’impôt sur 9 ans au moins égal à la réduction d’impôt générée par le dispositif, et une trésorerie significative pour faire face aux aléas de la location. Généralement, l’investisseur est propriétaire de sa résidence principale. L’investisseur doit apporter un soin particulier à la sélection de l’investissement immobilier ; plus particulièrement le bien doit être situé dans une ville « prospère » dotée d’une forte demande locative.



  • Achat ou construction d’un logement neuf, réhabilité ou en l’état futur d’achèvement.
  • Acquisition d’un local transformé en logement.


  • Louer le bien nu pendant 9 ans à un locataire (autre qu’un membre du foyer fiscal) qui en fait sa résidence principale ; pour le Scellier Intermédiaire, le locataire, en sus de ne pas être membre du foyer fiscal du bailleur, ne doit être ni un ascendant, ni un descendant de ce dernier.
  • Respecter les plafonds de loyers selon la zone géographique dont dépend le logement.
  • Le logement doit être loué dans les 12 mois qui suivent son achèvement.
  • Un seul investissement par an, plafonné à 300 000 €, est accordé.



Le nouvel arrêté fixant la liste des communes par zone et éligibles à la loi Scellier est fixé annuellement au cours du 1er trimestre.
Zonage (2009) Scellier « classique » Scellier « intermédiaire »
Zone 1 21,65 € / m² / mois 17,32 € / m² / mois
Zone 2 15,05 € / m² / mois 12,04 € / m² / mois
Zone 3 12,31 € / m² / mois 9,85 € / m² / mois
Zone 1 : agglomération parisienne, Côte d’Azur, Genevois français
Zone 2 : agglomérations de plus de 250 000 habitants
Zone 3 : autres agglomérations entre 50 000 et 250 000 habitants
Scellier "intermédiaire" : concerne les logements du secteur intermédiaire


Réduction d’impôt (étalée sur 9 ans) 2010 2011 2012
Immeubles aux normes BBC* 25% 25% 20%
Immeubles standards 15% 10%
* Normes BBC : « bâtiments basse consommation » (thermique & énergétique)



En acceptant dès le départ l’engagement de louer le logement en respectant des plafonds de loyers et de ressources des locataires, le bailleur bénéficie d’un abattement de 30% sur les loyers.
Le bailleur bénéficiera en sus d’une réduction d’impôt supplémentaire de 2% par an, au-delà des 9 premières années, pendant 3 ou 6 ans maximum.
Si le bailleur opte pour le Scellier Intermédiaire, la location sera alors portée à une durée de 12 ou de 15 ans.


Composition du Foyer Fiscal
Ressources Annuelles du Locataire (2009)
Zone 1 Zone 2 Zone 3
Célibataire
43 753 € 32 499 € 29 791 €
Couple
65 389 € 47 725 € 43 749 €
Couple + 1 enfant
78 602 € 57 135 € 52 374 €
Couple + 2 enfant
94 153 € 69 146 € 69 146 €
Couple + 3 enfant
111 459 € 81 156 € 74 394 €
Couple + 4 enfant
125 421 € 91 544 € 83 916 €
Zone 1 : agglomération parisienne, Côte d’Azur, Genevois français
Zone 2 : agglomérations de plus de 250 000 habitants
Zone 3 : autres agglomérations entre 50 000 et 250 000 habitants




Depuis 1962, la loi Malraux permet aux investisseurs de restaurer le patrimoine français.


Ce dispositif s’adresse essentiellement aux investisseurs fiscalisés dans les tranches à 30% et à 40%. L’investisseur se doit d’avoir un montant d’impôt sur 9 ans au moins égal à la réduction d’impôt générée par le dispositif et une trésorerie significative pour faire face aux aléas de la location et aux augmentations éventuelles du budget travaux. L’investissement Malraux est un investissement de diversification patrimoniale.



Le logement doit se situer dans un immeuble ancien inscrit :
  • dans un secteur sauvegardé ou,
  • dans une zone de protection du patrimoine architectural urbain et paysager (ZPPAUP).


Les travaux doivent viser la restauration complète d’un immeuble d’habitation, sans en modifier le volume habitable.

Ils doivent faire l’objet :
  • d’une déclaration d’utilité publique (DUP) ou d’une autorisation spéciale de travaux (AST) ;
  • d’une constitution d’Association Foncière Urbaine Libre (AFUL) ;
  • d’une autorisation de l’architecte des bâtiments de France.
L’investisseur doit louer son bien non meublé au titre de la résidence principale d’un locataire pendant au moins 9 ans.


Depuis le 1er janvier 2009, l’avantage fiscal du régime Malraux a pris la forme d’une réduction d’impôt. Celle-ci est égale à :
  • 30 % de la totalité des dépenses pour un bien situé en zone de protection du patrimoine architectural et paysager (ZPPAUP)
  • 40 % de la totalité des dépenses pour un bien situé en secteur sauvegardé.
Réduction d’impôt (étalée sur 4 ans) Secteur Concerné
ZPPAUP Secteur Sauvegardé
Taux applicable sur un montant de dépenses maximal de 100.000 € / an 30% 40%

Les dépenses concernées sont relatives à des travaux d’entretien et de restauration du bien. Elles doivent avoir été effectivement supportées par l’investisseur, jusqu’au 31/12 de la 3ème année civile à compter de la date de délivrance du permis de construire (PC). Ces dépenses sont plafonnées à 100.000 € par an (toutes opérations Malraux confondues).
La partie de déficit provenant des intérêts d’emprunt est imputable sur les revenus fonciers des dix années suivantes.




Ce dispositif s’adresse essentiellement aux investisseurs fiscalisés dans les tranches à 30% et à 40%. L’investisseur se doit d’avoir une trésorerie significative pour faire face aux aléas de la location et aux augmentations éventuelles du budget travaux. L’investissement Monuments Historiques est un investissement de diversification patrimoniale.



Les édifices classés Monuments historiques ou inscrits à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques, bénéficiant d’un label délivré par la Fondation du Patrimoine ou d’un agrément fiscal.
Ces édifices doivent faire l’objet de travaux.


Tout dépend si l’immeuble procure ou non des recettes et s’il est occupé ou non par son propriétaire.
  • Immeuble procurant des recettes et non occupé par son propriétaire :
    Les charges foncières afférentes à l’immeuble peuvent être imputées dans leur totalité sur les revenus fonciers.
    En cas de déficit, celui-ci vient s’imputer sur le revenu global, sans limitation de montant, ni restriction quant aux intérêts d’emprunt.
  • Immeuble ne procurant aucune recette imposable (ouvert gratuitement au public ou non ouvert dont le propriétaire se réserve la jouissance) :
    Si l’immeuble est ouvert à la visite, les charges foncières afférentes à l’immeuble sont admises, dans leur totalité, en déduction du revenu global. A défaut, les charges sont déductibles pour moitié seulement.
  • Immeuble procurant des recettes imposables et occupé par son propriétaire (loué partiellement ou dont certaines pièces sont ouvertes à la visite payante) :
    Les charges foncières se rapportant à la partie de l’immeuble dont le propriétaire se réserve la jouissance, sont imputables sur le revenu global. Les autres charges sont prises en compte pour la détermination du revenu foncier. En cas de déficit, celui est imputable sans limitation sur le revenu global.
Droits de succession : possibilité de bénéficier d’une exonération totale des droits de succession, quel que soit le lien de parenté (ou pas) de l’héritier. Cette exonération est toutefois subordonnée à la souscription par les héritiers d’une convention avec l’État.



Le locatif Outre-mer bénéficie de la réduction d’impôt Scellier spécifiquement aménagée pour l’Outre-mer.


Ce dispositif qui procure une réduction d’impôt élevée est destiné à des investisseurs très avertis qui connaissent parfaitement l’implantation de l’immeuble et le marché locatif dans le département ou le territoire d’Outre-mer dans lequel ils souhaitent investir. Ils doivent être propriétaires en métropole d’un patrimoine immobilier (net de dettes) largement supérieur à l’investissement Outre-mer envisagé. L’investisseur doit également disposer d’une trésorerie significative pour faire face aux aléas de la location. L’investissement Scellier Outre-mer est un investissement de diversification patrimoniale.



Ce dispositif concerne des logements loués nus et situés dans les DOM-COM, à savoir : Mayotte, Saint-Barthélemy, Saint-Martin, Saint-Pierre-et-Miquelon, la Nouvelle-Calédonie, la Polynésie française et les îles Wallis et Futuna.


Ce dispositif offre des taux de réduction d’impôt plus élevés que ceux appliqués par les autres dispositifs Scellier :

Réduction d’impôt
(étalée sur 9 ans… jusqu’à 15 ans)
2010-2011 2012-2013 2012-2013
Scellier Outre-mer « classique » (9 ans) 40% 35% /
Scellier Outre-mer « intermédiaire » (de 9 à 15 ans) 40%-52% 35%-47% 35%-47%
* 2014-2017 : au-delà de la période locative obligatoire de 9 ans, l’investisseur a la possibilité, si son investissement est réalisé dans le secteur intermédiaire, de poursuivre la location pendant 3 années ou 6 années supplémentaires, bénéficiant ainsi d’une réduction d’impôt de 2% / an.
  • Un seul investissement est autorisé chaque année, plafonné à 300 000 €.
  • La réduction est étalée sur 9 ans avec possibilité de report sur 6 ans lorsque l’investisseur ne paie pas suffisamment d’impôt pour absorber la réduction.
  • Les souscripteurs de parts de SCPI bénéficient également du dispositif.


Le nouvel arrêté fixant les plafonds de loyers et de ressources du locataire pour la loi Scellier Outre-mer (revus annuellement) ont été fixé par décret du 28/12/2009.
Zonage (2010) Scellier Outre-mer
« classique »
Scellier Outre-mer
« intermédiaire »
DOM 11,87 € / m² / mois 9,5 € / m² / mois
Polynésie Française 15,12 € / m² / mois 12,6 € / m² / mois
Surface à considérer pour calcul du plafond : surf. habitable + varangue jusqu’à 14 m²


Composition du Foyer Fiscal Ressources Annuelles du Locataire (2010)
DOM Polynésie Française
Célibataire 25 590 € 22 583 €
Couple 34 173 € 41 767 €
Couple + 1 enfant 41 096 € 44 183 €
Couple + 2 enfant 49 609 € 46 599 €
Couple + 3 enfant 58 362 € 49 826 €
Couple + 4 enfant 65 772 € 53 055 €



Sous cette appellation se cache un dispositif fiscal avantageux.


Ce dispositif s’adresse essentiellement aux investisseurs bénéficiant de revenus fonciers significatifs et fiscalisés dans les tranches à 30% et à 40%. Le marché secondaire de ce type d’investissement est embryonnaire. L’investisseur devra disposer de ressources financières sur le long terme (20 ans) permettant d’attendre la fin du bail et d’assumer les mensualités d’emprunt. Il s’agit d’un investissement de diversification patrimonial.


Possibilité pour un investisseur d’acquérir un logement neuf ou ancien en nue propriété, l’usufruit étant vendu à un bailleur social. L’investisseur devient alors nu propriétaire. Il conserve la propriété des murs mais ne dispose plus de l’usage du bien qui est cédé à l’usufruitier. Ce dernier peut le louer et en percevoir les revenus. L’achat se fait en démembrement de propriété temporaire pour une durée de 15 à 20 ans. À terme, le nu propriétaire deviendra plein propriétaire du bien sans autre formalité.



  • L’investisseur achète le bien pour un prix représentant 50 à 60 % de sa valeur en pleine propriété;

  • Au terme de l’usufruit temporaire, il devient plein propriétaire du bien sans autre formalité.


  • L’investisseur nu-propriétaire peut déduire les intérêts d’emprunt et les gros travaux de ses autres revenus fonciers ; de plus s’il ne perçoit pas de loyer, il incombe à l’usufruitier de payer les charges d’entretien du logement et la taxe foncière.

  • Il est exonéré d’impôt sur la fortune (ISF) car l’administration fiscale considère que le bien entre dans le patrimoine de l’usufruitier pour sa valeur en pleine propriété.

  • Le nu propriétaire est exonéré de plus-value en cas de revente si l’usufruit est consenti pour une durée minimale de 15 ans.



Ce dispositif est prolongé jusqu’au 31 décembre 2011.

Cet investissement doit être appréhendé avec prudence notamment sur deux points :

1) l’implantation de la résidence doit se situer sur un marché où :
- une forte demande touristique est avérée
- les infrastructures touristiques existent
- la prestation hôtelière de la résidence correspond aux nouvelles attentes du marché (surface importante, SPA, activités…)

2) le gestionnaire doit présenter toutes les garanties de fiabilité financière afin d’assumer l’engagement de loyer vis-à-vis du bailleur et sur une longue période (les baux sont au minimum de 9 ans).




Il doit s’agir d’une résidence de tourisme dont les logements sont loués nus avec un bail commercial. Les zones visées par ce dispositif:
  • Zones de revitalisation rurale (ZRR) ;
  • Zones rurales ;
  • Communes situées dans le périmètre d’intervention d’un établissement public chargé de l’aménagement d’une agglomération nouvelle.


S’engager à louer le logement nu (et non pas meublé comme en résidence de services) pendant au moins 9 ans à l’exploitant de la résidence avec services. Celui-ci se charge de meubler le logement et de le louer à son tour.
Droit d’occupation : l’investisseur peut occuper son bien durant certaines périodes, à condition de ne pas dépasser 8 semaines par an.


L’investisseur ne relève pas des BIC mais des revenus fonciers. Il bénéficie d’une fiscalité intéressante :
  • Remboursement de la TVA.
  • Crédit d’impôt égal à 25 % du prix d’acquisition HT, dans la limite d’un plafond de 50 000 € pour un célibataire et de 100 000 € pour un couple marié. Ce qui équivaut à une réduction de 12 500 € dans le premier cas et de 25 000 € dans le second, étalée sur 6 ans.




Est considéré comme meublé, un logement comportant le mobilier et le nécessaire suffisant pour une occupation dite normale.


Tous types de logements (neufs et anciens) meublés.
Il peut s’agir d’un logement classique, meublé par l’investisseur, ou encore d'un appartement en résidence avec services.


Il doit avoir le statut de loueur en meublé professionnel (LMP) ou celui de loueur en meublé non professionnel (LMNP).

- Loueur en meublé professionnel (LMP)
Depuis 2009, l’investisseur doit tirer de son activité de loueur au moins 23 000 € de recettes par an et tirer de cette activité des recettes excédant le total de ses autres revenus professionnels. Auparavant, les deux conditions ne se cumulaient pas.

- Loueur en meublé non professionnel (LMNP)
Les investisseurs ne répondant pas aux conditions du loueur en meublé professionnel (LMP).



S’agissant d’une activité commerciale, la location meublée relève des bénéfices industriels et commerciaux (BIC). L’avantage fiscal est plus ou moins attractif selon le statut de l’investisseur.

- Régime LMNP :
Depuis 2009, les déficits constatés pour une activité de location meublée ne sont imputables que sur les bénéfices de même nature (location meublée non professionnelle) et le délai d’imputation du déficit est porté à 10 ans.

- Régime LMP :
L’investisseur peut imputer ses déficits sur son revenu global de l’année ou des 10 années suivantes. Il est en outre exonéré de plus-value s’il exerce son activité depuis au moins 5 ans et si ses recettes n’excèdent pas 250.000 €. Entre 250 000 € et 350 000 €, une exonération partielle peut avoir lieu. L’investissement étant considéré comme professionnel, il n’entre pas dans le champ de l’ISF.
Depuis 2009, le régime de loueur en meublé professionnel a vu ses conditions se durcir et peu d’investisseurs peuvent maintenant accéder à ce statut.





Un amendement voté dans le cadre de la loi de finances pour 2009 aligne la réduction d’impôt du dispositif Scellier à l’investissement en résidence services (Ehpad, résidences étudiantes, résidences de tourisme classée, résidences séniors, résidences d’affaires...). Le dispositif est appelé « Scellier Bouvard ».
La mesure concerne les logements neufs ou achevés depuis 15 ans et ceux faisant l’objet d’une réhabilitation (sous conditions).
Le Scellier-Bouvard est aujourd’hui le dispositif fiscal le plus utilisé par les investisseurs en matière de location meublée.


L’objectif de ce type d’investissement est de générer des revenus récurrents. Les perspectives de plus-values doivent être écartées. L’acquisition d’un lot dans ce type de résidence doit être appréhendée avec prudence notamment sur deux points :

1) Choix de l’implantation de la résidence : elle doit se situer sur un marché comportant :
- un besoin avéré de services spécialisés : tourisme, étudiants, ehpad… avec des infrastructures existantes ;
- une prestation hôtelière de la résidence appropriée aux attentes du marché (surface importante, SPA, activités…).

2) Choix du gestionnaire : :
- il doit présenter toutes les garanties de fiabilité financière afin d’assumer l’engagement de loyer vis-à-vis du bailleur et sur une longue période, les baux étant souvent conclus sur 11 ans ;
- il doit être un professionnel reconnu.




Il s’agit de logements intégrés à des résidences avec services , construites aussi bien dans des grandes villes, au bord de mer, à la montagne ou à la campagne.

Le logement acquis doit être :

- livré neuf (ou rénové sous conditions) et,
- équipé (cuisine, mobilier, literie...) et,
- proposer au moins 3 des 4 services para-hôteliers : petit-déjeuner, nettoyage du logement, fourniture du linge de maison, réception de la clientèle.



Louer le logement meublé à l’exploitant de la résidence (bail commercial) qui le loue à son tour.
Le bail doit être d’une durée minimale de 9 ans.
L’investisseur perçoit les loyers souvent garantis dans le cadre du bail commercial.


Les résidences avec services permettent à l’investisseur de récupérer la TVA appliquée aux logements neufs.
L’avantage fiscal des investissements en Scellier-Bouvard est plafonné à 300 000 € sur une ou plusieurs opérations par an.
Si l’investissement est supérieur à 300.000 €, la fraction excédentaire bénéficie du régime de loueur en meublé non professionnel (LMNP).

Réduction d’impôt (étalée sur 9 ans) 2010 2011 2012
Immeubles aux normes BBC* 25% 25% 20%
Immeubles standards 15% 10%
* Normes BBC : « bâtiments basse consommation » (thermique & énergétique)


En résidence de tourisme, l’investisseur peut se réserver quelques semaines d’occupation personnelle, dans la limite de 8 semaines par an.


Le bénéfice du remboursement de la TVA est soumis à la détention du bien pendant au moins 20 ans.




La location meublée s’inscrit dans le cadre du régime des BIC (bénéfices industriels et commerciaux).
Plusieurs régimes coexistent :

Pour en bénéficier, l’investisseur ne doit pas dépasser 32 000 € de revenus locatifs annuels HT. Le bénéfice est déterminé après application d’un abattement forfaitaire de 50 %. Aucune autre charge ne peut être déduite.
Exemple : si l’investisseur déclare 15 000 € de revenus, 7 500 € seront imposables.
Option possible pour le régime réel
L’investisseur sous le régime du micro-BIC peut décider d’opter pour le régime du réel. L’option pour ce régime est irrévocable pendant deux ans et reconduite tacitement.


Il s’applique aux contribuables exclus du régime du micro-BIC (ou qui choisissent ce régime) ainsi qu’à ceux dont les recettes hors taxes se situent entre 76 300 € et 763 000 € pour les activités de ventes et fourniture de logement.
Ce régime permet à l’investisseur de déduire toutes les charges relatives à son bien immobilier.
Le déficit créé au titre de l’amortissement de l’immobilier et du mobilier ne peut s’imputer sur le revenu global. L’imputation ne pouvant excéder le montant des loyers, diminué des autres charges, les amortissements excédentaires sont reportables sans limite de durée.


Il s’applique aux investisseurs dont le chiffre d’affaires hors taxes dépasse les seuils du régime réel simplifié, soit 763 000 € pour les activités de vente de logement et de prestations d’hébergement. Le bénéfice imposable est soumis aux mêmes règles que celles édictées pour le régime du réel simplifié.

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